Mamange de Maël, comment essayer de faire son deuil,reconstruire sa vie et faire face aux restes.
Les jours passent, les mois passent et la peine, se demander comment on fait pour se lever tous les matins sont toujours présents. Pas un seul jour ne passe sans que je ne pense à Maël. Je n'essaie pas d'imaginer comme il serait physiquement, j'imagine uniquement ses progrès. Il devrait commencer la diversification alimentaire ou essayer de se déplacer ...
Après avoir eu peur d'attraper la toxoplasmose, après avoir ennuyer mon mari avec cette idée pendant une bonne semaine, forcément maintenant j'angoisse pour le rendez-vous du 4e mois de mercredi. Toujours cette même angoisse. Je ne pense même pas à tout autre problème qui pourrait surgir. Non, mon cerveau est bloqué sur cette idée.
Il faut que petite crevette s'accroche. Il faut que je m'accroche. Je crois que dans la nuit de vendredi à samedi petite crevette m'a donnée deux petits coups de pied. Vivement qu'elle se manifeste tous les jours.
Aujourd'hui, il faut que je me repose. Hier soir, j'ai eu une contraction. Il faut avouer que depuis deux jours, je n'arrête pas. Régler les derniers détails de mon ancienne école (100 km pour cela), il ne me reste plus qu'à faire les comptes de la coopérative et hop ! le dossier Jalognes sera refermé. Puis après nous sommes allés faire les courses. Hier, j'avais décidé de faire ma salle à manger de fond en combre (déplacement des meubles, balayage, cirage du parquet ...), mon salon / salle à manger est propre, mais hier soir, ça n'allait pas du tout.
Aujourd'hui, repos !
Malgré mes angoisses, malgré un moral qui parfois a des difficultés à rester haut, je sens que petite crevette se porte bien. Je sais que c'est moi qui angoisse, qui a des difficultés à gérer le tout. Tout ce que j'espère, c'est que je vais pouvoir reprendre le travail en septembre. Je pense que cela me fera la plus grand bien.